Illustration éditoriale générée par IA — scène et personnage fictifs. Créée avec Imagegen pour Uminov.
Google a annoncé 52 correctifs de sécurité pour Chrome le 27 octobre, dans une nouvelle version destinée aux ordinateurs Windows, Mac et Linux. Pour un artisan, un indépendant ou une petite entreprise, la vérification peut commencer sur le poste utilisé pour les devis, la messagerie ou les rendez-vous : quelle version du navigateur est réellement installée ? [1]
Les versions annoncées et le calendrier de déploiement
Le bulletin officiel indique les numéros suivants pour le canal stable, destiné à l’usage courant :
Windows : 156.0.8078.73 ou 156.0.8078.74.
Mac : 156.0.8078.73 ou 156.0.8078.74.
Linux : 156.0.8078.73.
Google prévoit une diffusion sur plusieurs jours ou semaines. L’annonce ne signifie donc pas que la version est immédiatement proposée à chaque ordinateur. Le bulletin détaille notamment quatre vulnérabilités classées critiques, mais ne déclare pas d’exploitation active. La présence d’une ancienne version ne suffit pas à conclure qu’un poste a été piraté. [1]
Vérifier Chrome, puis appliquer la mise à jour
Sur Windows ou Mac, ouvrez le menu à trois points, puis Aide > À propos de Google Chrome. La page affiche le numéro de version et recherche les mises à jour. Si le bouton « Relancer » apparaît, utilisez-le pour terminer l’installation. Un téléchargement effectué en arrière-plan ne remplace pas cette étape lorsque Chrome attend un redémarrage. [2]
Avant de relancer, enregistrez les documents et terminez les formulaires en cours. Choisissez un moment où vous pouvez interrompre la consultation d’un dossier ou l’émission d’un devis. L’objectif est de faire la vérification jusqu’au bout, sans laisser une saisie importante ouverte au moment de fermer le navigateur.
Google précise que les fenêtres et onglets habituels sont rouverts après la relance, contrairement aux fenêtres de navigation privée. Sous Linux, la mise à jour passe par le gestionnaire de paquets. Après l’opération, retournez dans « À propos de Google Chrome » pour relever la version effectivement affichée. [2]
Dans une petite entreprise, identifier qui gère le navigateur
Un ordinateur professionnel peut être administré par l’entreprise ou par un prestataire. Pour vérifier la situation, regardez si le menu de Chrome comporte la mention « Géré par votre organisation ». Google indique également que la page interne chrome://management permet de consulter les informations de gestion. [3]
Dans ce cas, adressez la demande de vérification à la personne qui suit les postes. Demandez-lui quels ordinateurs utilisent Chrome, quelle version est déployée et si une relance reste à faire par les utilisateurs. Un point précis sur les appareils concernés sera plus utile qu’une réponse générale indiquant que « les mises à jour sont automatiques ».
Pour préparer cet échange, distinguez le poste de l’accueil, l’ordinateur portable utilisé en déplacement et les autres appareils de travail. Notez celui sur lequel vous avez effectué le contrôle. La vérification d’un ordinateur ne vaut pas contrôle de tout le parc. Conservez le numéro de version relevé et la date de vérification dans votre suivi habituel, sans y ajouter de données clients.
La mention de gestion n’établit pas, à elle seule, une anomalie. Si elle apparaît sur un appareil personnel qui ne devrait pas être administré, Google recommande de contacter l’administrateur du compte ou de l’appareil. Faites clarifier cette situation avant de modifier des règles que vous ne reconnaissez pas. [3]
Quand demander l’aide d’un prestataire informatique ?
Un message d’échec, l’absence de droits d’administration ou une incompatibilité du système justifient un examen adapté. L’aide Google distingue plusieurs causes possibles : téléchargement interrompu, accès au service de mise à jour, restrictions administratives ou configuration incompatible. Un échec de mise à jour ne prouve pas, à lui seul, une infection. [4]
Transmettez au professionnel le système utilisé, le numéro de Chrome affiché et le libellé exact du message. Si vous envoyez une capture, masquez les informations personnelles ou les dossiers visibles. Précisez aussi si le problème concerne un seul appareil ou plusieurs postes, et si le navigateur est géré.
Demandez que la prestation couvre un résultat vérifiable : recherche de la cause du blocage, installation de la mise à jour disponible, relance et contrôle final du numéro de version. Avant de vous engager, faites préciser le périmètre de l’intervention, son coût et les éventuelles opérations supplémentaires. L’annonce de Google ne fixe aucun tarif de dépannage.
Si le poste ne dispose plus de la configuration nécessaire pour recevoir les versions actuelles, faites examiner les options de maintenance ou d’évolution avec le professionnel. Google renvoie à des exigences système précises ; réinstaller le navigateur ne résout pas une incompatibilité du système d’exploitation. [4]



